vendredi 10 février 2017

Le retour des tritons...


Nous ne les avions pas vus depuis plus d’un an (voir l'article sur la salamandre et le triton). La cave était à sec cet hiver car il y a eu peu de précipitations ces derniers mois. Il a suffi des dernières pluies pour qu’ils se montrent. Nos tritons sont réapparus cette semaine.

J’aime bien croiser ces curieux et placides visiteurs.

A notre arrivée dans la maison nous avions planifié de canaliser les eaux pluviales issues des gouttières.


Puis nous nous sommes ravisés, pourquoi bouleverser l’écoulement  séculaire des eaux souterraines ?


La stabilité de notre maison aurait pu s’en trouver compromise. Finalement nous avons préféré une solution bien plus simple : le rachat d’une pompe juste pour éviter que la cave inonde.

Moi, ça m’arrangeais, je répugnais à toucher à la haie de buis qui court le long de la maison.

Gilles y a également trouvé son compte : un travail pénible en moins.



Au fil des ans, nous nous sommes rendu compte que notre cave était un refuge pour les amphibiens car en plus des tritons nous y rencontrons également des salamandres et des crapauds. Les travaux que nous projetions auraient eu pour conséquence l’asséchement de la cave et la disparition d’un sanctuaire pour nos protégés.

Comme quoi parfois ne rien faire c’est essentiel…


dimanche 5 février 2017

Les elaeagnus ebbingei


J’avoue je ne les aime pas, j’en vois partout dans les haies, taillés au carré et je les trouve tellement laids et communs…

Pourtant je viens d’en planter quatre et je vais même en acheter un cinquième…
Alors pourquoi ce revirement ?

En fait ces arbustes n’ont que des qualités :

Tout d’abord ce sont des persistants, plantés au nord ils vont filtrer le vent et protéger le verger. Les oiseaux s’y réfugieront.

Ensuite ils résistent à tout (on les recommande pour les bords de mer car ils supportent les embruns) et se contentent d’un sol médiocre.

Le noyer, pas très en forme depuis quelques années, atteint
par la maladie de l'encre et les eleagnus fraichement plantés
Plantés à proximité du noyer, là où rien ne pousse, j’espère qu’ils résisteront à la juglone cette toxine synthétisée par les racines et les feuilles du noyer, provoquant la mort des autres végétaux à proximité.

Ils sont mellifères et délicieusement parfumés, leur floraison automnale est précieuse pour les abeilles.

Leurs fruits sont comestibles.

Ce sont des plantes fixatrices d’azote. 

En effet certaines plantes ont la particularité de fixer l’azote atmosphérique grâce à la symbiose avec des bactéries présentent dans leurs racines. Ce sont les fameuses nodosités. Cet azote est rendu ensuite disponible à la mort de la plante ou suite à une taille. 
C’est ce que je fais au potager lorsque je coupe les tiges des haricots verts au lieu de les arracher. Les nodosités libèrent l’azote pour les futures cultures donc pas besoin d’engrais. Toutes les Fabacées (comme le trèfle, la glycine, les robiniers-faux acacias, les lupins) sont des plantes fixatrices d’azote. 
Les elaeagnus ebbingei bien que n’appartenant pas à cette famille (ce sont des Elaéagnacées), ont également cette propriété. 
J’ai lu sur le net qu’associés aux noyers ils pouvaient augmenter leurs récoltes de 30%. 
A voir…


Alors devant tant d’arguments qui plaident en leur faveur, j’ai accepté leur venue au jardin. Plantés tout au fond, le long du champ, ils ne heurteront pas mon œil d’esthète car je continue à les trouver hideux. Enfin…Il faut de tout pour faire un monde…végétal.

Deux genêts de tenturiers (genista tinctoria 'Porlok') semi-persistants
ont également été plantés près des caragagnas arborescens,
deux autres Fabacées fixatirces d'azote 

samedi 7 janvier 2017

Rétrospective 2016


Entrez...
Il gèle à pierre fendre en ce moment. 
Il m’est impossible de travailler dehors. Alors, au coin du poêle, je profite de ce repos forcé pour dresser le bilan de cette année 2016. 
L’occasion aussi de regarder les milliers de photographies que nous avons prises et de vous montrer celles que nous avons le plus aimées. 


Malgré la météo calamiteuse nous avons eu de superbes floraisons. Les rosiers et les vivaces ont dansé ensemble un pas de deux parfaitement exécuté. 










Albertine la très belle prend son envol












Dans la cour, les aménagements se poursuivent. Les massifs sont embellis d’un contour en brique afin d’avoir des bords bien nets. Au centre du grand parterre qui s’étire tout le long de la maison, Gilles aidé des filles, a posé le dallage en tommette qui entoure le massif blanc. 
Effet immédiat garanti. 

début avril le massif blanc avant le début des travaux

la dream team...

en juillet tout est terminé
L’installation des vivaces s’est poursuivie et les rosiers auparavant un peu esseulés se sont trouvés en charmante compagnie. J’ai découvert les très belles floraisons des véroniques, des véronicastrum et de la vernonia crinata. Les sanguisorbes et les asters déjà présents ont vu de petits nouveaux arriver. Les hélicrisum italicum ont explosé cet été, tellement à l’aise avec le temps sec et chaud qu’ils ont doublé de volume, créant une tache argenté du plus bel effet.

 fin avril les tulipes illuminent le massif encore nu

le même massif début juillet et l'exubérance des floraisons

la cour en plein chantier mi-mars

le massif de la lasagne (situé à droite sur la photo précédente) quelques mois plus tard


la beauté des épis bleus des véroniques et des véronicastrum

Mais il n’y a pas que la cour, le sauvage toujours présent nous a régalé de jolies scénettes éphémères.




Une réflexion s’est ouverte sur la gestion et la direction à donner à la partie boisée et de nouvelles idées ont commencé à être mise en œuvre.


création du sentier aux bassines à l'automne
Et que va nous réserver 2017 ?
Une chose est sûre nous avons encore plein de projets : deux nouveaux massifs vont être créés et dans la cour nous allons commencer la dernière lasagne…

Et puis… j’espère encore plein de merveilleuses rencontres avec vous ami(e)s jardinier(es), avec des pépiniéristes passionnés et aussi des coups de cœur en pagaille pour des jardins et des plantes.

Bref folie, amour et déraison… tels sont mes vœux pour cette nouvelle année et ce que je vous souhaite à tous.

lever de soleil hivernal 

samedi 17 décembre 2016

Matin givré…


Quelques photos prises ce matin...





Qu’elle est belle la nature poudrée par le gel, éclairée par le soleil levant, promesse d’une de ces belles journées d’hiver où il fait bon mettre son nez dehors.





L’hiver s’est enfin invité au jardin…










Les oiseaux ont faim, les graines et les boules de graisse sont une aubaine pour eux. 
Nous observons leurs allées venues depuis nos fenêtres.




Du premier étage de la maison, la campagne s'étire à perte de vue sous le soleil frais.



Dans la prairie, un nouveau venu, capte la lumière et focalise le regard. 
Le reconnais-tu Malo? ton panicum "squaw"?