mercredi 12 avril 2017

De retour de week-end...



De retour de week-end, le jardin n'est plus le même. Avec le beau soleil et les températures presque estivales il a pris son envol. Les tulipes sont superbes, leur floraison remplit la cour de couleur. Enfin le retour de l'opulence.

"princesse Irène"


méli-mélo de tulipes violettes "Magic Lavender" et "Diamant bleu"

tulipes "Purple Pion"

tulipe frangée "Santander"

tulipes "New Design"

J'avais oublié combien les nouvelles pousses de buis sont jolies avec ce vert doré. Il y a quelques années j'avais vainement tenté de retrouver la variété. Mais les buis que j'avais achetés et qui pourtant lui ressemblaient, débourraient bleuté. J'ai du les arracher. Depuis je les bouture lire l'article sur le bouturage des buis
Hélas, j'ai déjà trouvé quelques chenilles de pyrale du buis, je vais devoir être très vigilante cette année.


Le massif de la pergola est tout pimpant avec les tulipes "Maureen" et "Négrita", le début de la floraison des benoites et la fin des véroniques umbrosa "Georgia Blue".

"Maureen" la blanche et "Négrita" la violette



Plus loin c'est la très belle pivoine arbustive "Duchesse de Morny" qui a ouvert ses premiers boutons. La floraison va être somptueuse.




La viorne lantane qui survit sous l'ombre sèche des noisetiers fleurit pour la seconde année. Cette fois j'espère que ma petite Sarah qui aime tant jouer avec les bâtons épargnera ces inflorescences.


Le fothergilla avec ses fleurs étonnantes en forme de goupillon a pris le relais de l'amélanchier, de la viorne burkwoodii et des magnolias dans le massif des abeilles.


Les arbres fruitiers se couvrent de fleurs et résonnent d'un profond bourdonnement, ce sont les abeilles qui butinent sans relâche. On espère une bonne récolte de miel...




Le fond de la prairie couvert jusqu'alors de violettes, vibre maintenant du jaune des coucous qui sont chaque année plus nombreux puisque nous les laissons se ressemer.


De retour de week-end, le jardin et le sauvage qui nous entourent ont encore évolué, la continuité dans le mouvement.
Seul le banc inerte, témoigne de la permanence.


mercredi 5 avril 2017

Rétrospective mars : le retour de la couleur au jardin



Qu’il fait du bien ce beau soleil, aux plantes qui émergent et poussent à vue d’œil ainsi qu'aux jardiniers fébriles qui guettent le printemps !

Au jardin des Mille Temps le mois de mars a vu éclore les premières floraisons. D’abord celles toutes timides et discrètes ; comme si elles avaient peur de nous sortir de notre léthargie,  des crocus, des hellébores niger et orientalis et des jonquilles. 



le tapis doré des renoncules ficaires sauvages



Cette année les violettes ont colonisé de vastes étendues ajoutant de belles tâches colorées dans la prairie, nous en avons eu des milliers, des violettes bien sûr, mais aussi des blanches, des roses et des bicolores.




sous le marronnier une colonie de violettes blanches!

Puis avec l’arrivée du beau temps tout s’est emballé : les jacinthes et même les tulipes nous ont offert de belles et franches couleurs.









Les prunus et les fruitiers au verger fleurissent, les arbres débourrent, l’espace autour de nous se remplit enfin de formes et de couleurs. L’hiver n’est plus qu’un vieux souvenir.




le débourrement du marronnier

J’ai beaucoup travaillé au sentier des bassines et j’aime circuler dans cet espace que je trouve à chaque fois charmant et désuet.




J’y ai transporté deux nouvelles compositions et y poursuit mes plantations.


J’avais dans l’idée d’ajouter un lierre horticole au sol afin qu’il se mélange avec le lierre qui y pousse naturellement. Je viens de trouver mon bonheur dans la variété « Cœur d’Or » qui a une forme naturelle mais une coloration dorée à l’intérieur ce qui pour le coup est plutôt original. Ses tiges sont bien rouges lorsqu’elles sont jeunes.


J’avais également envie d’adosser le cletrha barbinervis à un sureau couleur noire, j’ai donc planté cet automne une de mes nombreuses boutures de « black lace », mais je me dis que « black beauty » serait plus indiqué car ses feuilles pleines s’harmoniseraient mieux avec le feuillage du cletrha. J’ai donc également acheté un petit « Black beauty », je trancherai cet été.

Pour terminer j’ai ajouté une petite table ronde et des chaises anciennes en métal, mes filles ont décrété que ce serait l’endroit idéal pour prendre leur goûter. 


vendredi 10 mars 2017

La technique de l’arcure.


Au jardin, un de mes rosiers n’est pas taillé comme les autres, pour lui j’utilise une technique particulière qui s’appelle l’arcure.

Il y a quelques années de ça alors que je cherchais le rosier-mouton à cinq pattes : violacé, remontant, parfumé, grand mais pas trop encombrant, pour animer un fond de massif; Francia Thauvin ma rosiériste, me fit cette proposition étrange : planter « Reine des Violettes ». Devant mon œil interrogateur, c’était un petit grimpant tout de même, elle me suggéra d’utiliser l’arcure pour le conduire. L’idée me plut et voilà que depuis j’utilise cette technique pour lui.

le matériel nécessaire : un sécateur, des sardines et une bobine de liens
Qu’est-ce que l’arcure ?

Au départ ce terme désigne le fait de courber une tige, un branche ou un sarment de vigne afin d’obtenir plus de fruits.

C’est ce que l’on fait lorsque l’on palisse à l’horizontale les branches des rosiers.

Chez nous je me sers de l’arcure pour conduire un grimpant en buisson.

L’avantage c’est qu’on a besoin de peu de choses : pas besoin d’attendre que votre mari vous installe des fils le long du mur par exemple…

Un sécateur, une bobine de liens et quelques sardines suffisent.





Tout d’abord je repère les tiges que je vais utiliser : jeunes de préférence car il faut qu’elles puissent se courber facilement ; et bien réparties sur l’ensemble du rosier.

"Reine des violettes" avanrt de commencer; notez les branches anciennes arquées
et les nouvelles pousses toutes droites
J’élimine le reste : celles que j’ai utilisées l’année passée, ou celles d’avant et qui désormais trop faibles ne produiront plus beaucoup de fleurs ; ou encore les tiges trop petites ou en surnombre.

la base du rosier après éliminations des tiges trop anciennes ou en surnombre
Puis je prends une à une les tiges sélectionnées et j’attache leur extrémité à une sardine plantée au sol.

allez on commence! j'essaie de courber le première tige
Si la tige est plus ancienne et plus difficile à plier j’en utilise une seconde pour courber le début de la tige souvent plus raide.

la base est plus ancienne, je rajoute donc une sardine pour la courber
les sardines et les liens seront vite masqués par la végétation

encore un

le dernier!
« J’éboute » (je coupe le bout de la tige) et c’est terminé.

je coupe les extrémités trop longues et c'est fini!
L'avantage de cette technique c’est que grâce à l’arcure on obtient des boutons floraux très nombreux à chaque œil du rosier. C'est donc du plus bel effet avec des cordons de roses violettes venant fleurir entre les autres variétés de roses.

"Reine des violettes" en avril 2016, les 4 branches arquées ont émises de nombreux bourgeons 

quelques mois plus tard début juin 2016, plus d'une centaine de boutons se sont développés

De plus, le rosier ainsi conduit prend peu de place, idéal si on a un petit jardin et pas forcément de mur pour palisser ou si les acrobaties à l’échelle ne sont pas notre spécialité. Enfin pour tous ceux que la taille à trois yeux rebute, la technique se passe quasiment de taille puisqu’on sélectionne principalement les tiges de l’été passé qui n’ont pas encore émis de départ secondaires. Tout le reste est éliminé. 

non je ne fais pas la tête, il pleut et il fait froid...
ce cliché pour vous montrer les longues tiges souples

Il faut toutefois veiller à sélectionner des rosiers qui aient des tiges longues et assez souples, mais pas trop.






















Pour des grimpants de petite envergure, « Reine des violettes », « Coupe d’Hébé » sont les candidats idéals. « Neige d’avril » dans la catégorie des lianes me semble aussi pouvoir se prêter à cette technique mais il prendra forcément beaucoup plus de place.