mercredi 24 juin 2015

L'abeille qui buvait au robinet !


J'ai trouvé cette abeille près de ma cuve à eau ce soir.

Elle buvait au robinet.

Par ces temps chauds, les abeilles ventilent les ruches afin de faire retomber la température, il est plus rare qu'elles aient besoin d'eau.

En fait, elle vient probablement d'une de nos ruches nouvellement créée dont la jeune reine récemment fécondée a dû commencer sa ponte.

L'essaim est en phase de construction et cette opération nécessite de l'humidité.

En ce moment les abeilles ne trouvent pas suffisamment d'eau dans les fleurs du fait de la sécheresse et du vent d'est.
Cette ouvrière, maligne a trouvé la solution.

J'ai photographié son petit manège, elle est allée s'approvisionner au moins trois fois pendant la demi-heure où je me trouvais près de la cuve.




samedi 20 juin 2015

Clématis : un rosier liane au caractère bien trempé





Depuis presque un mois « Clématis » illumine la cour de sa belle floraison rouge rosé. Chaque jour lorsque je le regarde, je me dis qu’il faut que je vous en parle plus en détail.

Lorsque je l’ai vu la première fois dans un très beau jardin à Jouy le Potier, il prenait d’assaut un acacia. Je cherchais alors un rosier pour mettre un peu de peps dans un massif de roses blanches et roses.






Ce rosier liane est un hybride de wichuraiana créé en 1924 par Eugène Turbat à Orléans, son développement est de 5 à 6 mètres, chez nous, il l’a atteint très vite en environ 3 ou 4 ans.

Il fleurit en bouquets de 20 à 30  petites fleurs simples (2 cm) au coloris framboise avec un centre blanc laissant entrevoir des étamines jaune doré.




Il est régulièrement visité par les bourdons.


Bien qu’exposé contre un mur plein sud, ce rosier est très résistant et très peu malade, j’ai dû observer une fois un peu d’oïdium, mais de manière très limitée.


Son coloris est extraordinairement lumineux et réveille les massifs blanc rosé qui peuvent parfois être un peu fades.
les dégâts des températures excessives du mois de juin : les fleurs grises et sèches  d'"Aimée Vibert"
"Clématis" lui a très bien résisté ce qui est rare pour un rosier rouge



Sa couleur est restée pimpante, elle ne s'est pas délavée malgré les 40° enregistrés début juin et  n’a pas non plus noirci au soleil. Mme Isaac Péreire à côté d’habitude si belle, fait grise mine.

J’aime son feuillage vert foncé mat au feuilles étroites, il met en valeur le mur en pierre derrière que je ne veux surtout pas cacher.
Ses longues tiges sont souples et facile à palisser.

Par contre il est plein d’épines, se munir de bons gants pour le manipuler.

Il n’est pas parfumé.

Et bien sûr il n’est pas remontant, mais sa floraison est assez longue.

vendredi 12 juin 2015

La floraison des rosiers

Rosa Rubrifolia (ou Rosa Glauca)
Les rosiers sont enfin en fleurs. La cour est superbe. "Mme Isaac Péreire" (rose), "Clématis" (rouge rosé) et "Coupe d'Hébé" (rose encadrant l'arche) grimpent contre le mur de la grange. Pour les accompagner la très jolie clématite "Fond Memories" déploie ses grands pétales. 



Puis on longe le grand massif créé il y a deux ans qui court tout le long de la façade de la maison. Il n'est pas achevé, il manque les vivaces et les buis en bordure sont minuscules. Mais les rosiers ont déjà une belle ampleur.

De là on chemine jusqu'au massif nord avec devant lui le massif créé à partir de la lasagne cet hiver. Les rosiers y sont encore tout petits.

"perle Orléanaise" accompagnée par une campanule poscharkyana
"Ghislaine de Féligonde" à gauche et "Fantin Latour" devant, au fond on aperçoit
les petites fleurs violettes de "Veilchenblau" et sur la droite les pompons de "Paul Transon"
Le long de la palissade orientée au nord, en ombre découverte, Ghislaine de Féligonde (jaune chamois), Fantin Latour (rose pale),Veilcheblau (violet) et Paul transon (abricot) se portent à merveille. 

A leur pied des boutures de buis plantées il y a quatre ans.



Dans le massif de la pergola, les buissons ont pris le relai des grandes lianes et les accompagnent dans un méli-mélo de formes et de couleurs.



Tout cela ne va durer qu'un temps, les orages et la pluie annoncés pour bientôt vont sans doute en précipiter la fin.



Mais heureusement il nous reste les photos pour nous souvenir avec exactitude de la beauté fugace des floraisons.



les fleurs mauves de "Lanvender Friendship"

détail d'une des milliers de fleurs de "Violetta"


mercredi 3 juin 2015

Rétrospective mai

Mademoiselle Cécile Brunner clg


Les rosiers sur la pergola :
au premier plan "Melle Cécile Brunner clg", au fond "Neige d'Avril"





Avril avait été beau et chaud, puis le froid s'est installé durant tout le mois de mai, les roses ont finalement pris leur temps pour éclore.









Détail de quatre grimpants orléanais : Albéric Barbier (ivoire), Albertine (rose), Paul Transon (cuivré) et Neige d'Avril (blanc).

Pour les accompagner les clématites 
ont déployé leurs longs pétales.

Les vues d'ensemble sont à venir car pour l'instant les floraisons sont ponctuelles et les massifs toujours colorés de vert.

Dans la cour les petites pousses des boutures de buis, que j'avais faites il y a deux ans et que j'ai transplantées au printemps, commencent à émerger de la paillette de chanvre et à dessiner une ligne de contour du massif.




Au jardin des Mille Temps ce sont surtout les grimpants qui se sont décidés : "Mme Isaac Péreire", "Coupe d’Hébé", "Neige d’Avril", "Melle Cécile Brunner clg", "Pink Cloud",  "Paul Transon", "Alberic Barbier" et "Albertine".

Mme Isaac Péreire













En attendant dans les massifs il n’y a guère que "Reine de Violettes", "Velouté d’Orléans" et "Lonette Chenault" tout nouvellement plantés ainsi que "Sunshine", toujours précoce.




Lonette Chenault
allium christophii




Les aulx ont assuré le spectacle et la transition entre la floraison des tulipes et celle des roses.

Je les ai plantés cet hiver dans plusieurs massifs et aussi contre la haie de buis qui court le long de la maison.

J'aime la ponctuation apportée par leurs jolies boules violettes. Ce sont des fleurs très graphiques. Une expérience à renouveler dans d'autres massifs.





Les ancolies et les astrances illuminent les massifs de leurs fleurs délicates.









Elles sont précieuses pour mettre un peu de couleur à l'ombre des rosiers dans le massif nord de la cour.



Les feuillages des hostas permettent aussi de disposer des tâches de couleurs en fond de massif
Dans les massifs au soleil ce sont les pavots orientalis qui tiennent ce rôle.
Pour l'instant, je n'en ai pas beaucoup, il y a les rouges qui étaient là avant notre arrivée, puis j'en planté un blanc et un rose dégotés dans les bacs à vivaces en jardinerie. J'ai également "Patty's plum" mais pour l'instant il n'est pas éclos.
Il y a également les pavots somniferum, ces vagabonds qui se ressèment un peu partout et qui sont très divers dans leur formes, simples ou doubles ou dans leur coloris rouge, rose ou mauve.

Les abeilles les adorent, nous les entendons souvent bourdonner bruyamment à l'intérieur, se délectant du pollen.


au premier plan le viburnum lanarth , les seringas au second plan

Les lilas sont passés et il faudra bientôt couper les fleurs fanées.

Les viornes ont pris le relais : "lanarth" et la grande viorne aubier nous gratifient d’une très belle floraison blanche.



Les seringas embaument l’air.



En s'éloignant de la maison, dans le bois et les haies, les aubépines se sont fanées, c’est au tour des robiniers faux-acacias de fleurir et aux sureaux de déplier leurs ombrelles gracieuses.
Le sureau "Black Lace" détail de la fleur et vue d'ensemble de l'arbuste

Plus loin encore, dans le champ de blé les coquelicots ponctuent l'espace de leurs fragiles pétales...