dimanche 28 février 2016

Aménagement de la cour, épisode 2 : la mise en oeuvre sur le terrain




Lors de l’article précédent, je vous avais relaté la conception du plan de la cour.
L’étape suivante consiste ensuite à reporter ce plan sur le terrain.


Le plan  de la cour, il nous reste à créer le massif en haut à droite (dit du cercle plein)
et le massif de liaison qui ferme le grand cercle de la cour.
Armés de piquets, d’un décamètre et de bande de chantier nous avons donc avec Gilles arpenté la cour matérialisant par un piquetage au sol les massifs dessinés sur le plan afin de pouvoir juger de leur rendu et ce de différents points de vue.

Vu du premier étage le cercle est bien visible.

Que voit-on depuis la grille d’entrée ?
Ou bien de la porte de la cuisine ?
Ou encore de la fenêtre du salon ? 
Les circulations sont-elles évidentes ?
L’espace pris par les massifs laisse-t-il suffisamment de place au vide ?
Il faut laisser des respirations au jardin surtout dans cette cour qui à la base n’avait pas vocation à être plantée.
On ne peut juger de tout cela qu’en commençant à tracer sur le terrain.

De la grille d'entrée une impression d'espace, à droite le massif de liaison dessine un grand cercle
avec de l'autre coté des pas japonais pour l'instant juste posés continuent le tracé au sol.

Vue de la porte de grange un grand espace de circulation.

Le massif de liaison, rectangulaire d'un côté et en creux et arrondi de l'autre.


Et là j’avoue m’être vraiment beaucoup amusée. Car finalement nous n’avons pas suivi fidèlement le plan. Au fur et à mesure que les massifs sortaient de terre il nous est apparu que nous avions bien plus à gagner en trichant un peu.

Nous avons accentué les lignes de fuite en créant des massifs faussement rectangulaires pour obtenir le rendu que nous souhaitions. L’optique au jardin est un outil  dont il ne faut pas hésiter à se servir. Le cerveau humain, leurré par les informations transmises par l’œil interprète l’espace différemment de ce qu’il est réellement.

 En 2013 lors de sa création, en bleu le tracé tel qu'il aurait dû être si nous avions suivi le plan à la lettre.
Nous avons jugé plus intéressant de resserrer la perpective pour cadrer la vue sur le futur massif du cercle plein.


Comme rien n’était vraiment droit dans notre cour, nous avons décidé qu’à certains endroits nous aurions de belles perspectives et plutôt que de déplacer des arbres de plus de 10 mètres de haut, nous avons légèrement modifié les dimensions ou les angles des massifs.

Le massif de la lasagne lors de son tracé en 2013, le côté près de la haie de buis est plus large
que son opposé au fond.


La perpective crée par les massifs faussement rectangulaires cadre sur la table de pierre,
elle créée une illusion de profondeur.

Cet automne la dernière phase de transformation a commencé, nous avons abattu la viorne obier qui hélas n’était plus trop à sa place dans cette cour.
Bientôt les derniers massifs vont sortir de terre et l’hiver prochain,  de nouveaux rosiers seront plantés. Mais patience…

Création du massif cercle plein. Nous hésitions entre deux tracés.
Finalement nous avons choisi celui qui est le plus à l'extérieur.



Si vous cherchez un livre sur l’optique des jardins je vous conseille : 
« l’Optique des jardins – Elargir l’espace, libérer l’esprit » de Robert Mallet aux éditions ULMER

dimanche 7 février 2016

Floraisons ténues.



Je les aime ces floraisons discrètes, si ténues qu’il faut s’en approcher pour bien les voir. Juste de petits points de couleur disséminés par ci par là.
Oh bien sûr, à côté des roses qui les surpassent en tout, elles sont insignifiantes. 
Mais elles n’attendent pas juin pour fleurir et vaillantes nous offrent leurs jolies fleurs au cœur de l’hiver.












Simples et agréables comme un coin de ciel bleu elles sonnent le réveil du jardin.
Derrière mes fenêtres j’entends leurs corolles qui me chuchotent : «c’est l’heure ! dehors !! il est temps de tailler les rosiers ! »