mardi 31 mai 2016

Rétrospective mai : de petits moments de magie

les oiseaux de céramique penchés sur le miroir du temps

Où est donc passé le joli mois de mai, sa douceur et ses fleurs qui volent au vent ? Entre froid, grisaille et pluies diluviennes on a du mal à croire au printemps.


Pourtant en mai tout n’a pas toujours été gris, de beaux moments fugaces de poésie se sont invités au jardin.

pluie de pétales de lilas...

















samedi 28 mai 2016

Essaim à domicile

vue large du verger, avec l'essaim au fond...

Hier soir un bel essaim est venu se percher dans un de nos pruniers, Gilles est allé le cueillir.
Allez je vous raconte…
Tout d’abord il faut mettre une tenue d’apiculteur, les belles butineuses n’aiment pas qu’on les dérange.

Vous ne le voyez pas ? là dans l'arbre

gros plan sur la grappe d'abeilles

Puis on prend la grande échelle qu’on pose délicatement contre le tronc et on se munit d’un seau et d’une brosse. Gilles monte tout là-haut et brosse l’essaim, faisant tomber les abeilles dans le seau. Puis il redescend vider le seau rempli d’abeilles bourdonnantes et furieuses dans la ruche au sol. Et il recommence l’opération plusieurs fois.

Gilles en équilibre instable entouré d'un nuage d'abeilles
 brossant l'essaim pour le faire tomber dans son seau
Si la reine est capturée l’essaim finit par rejoindre de lui-même la ruche. Si elle est restée en haut dans l’arbre, tout le monde remonte et tout est à recommencer.
Par chance, au bout de 4 seaux vidés et d’une vingtaine de piqures ; l’essaim a commencé à descendre dans la ruche.

allez hop! dans la ruche

Ce n’est pas le premier qui vient à demeure cette année.

l'essaim est maitenant tout petit

La météo maussade est propice en ce moment à l’essaimage. Le mauvais temps confine des milliers d’abeilles dans les ruches et cette surpopulation perturbe la diffusion des  phérormones émises par la reine. Son odeur s’en trouve diluée et les abeilles pensent qu’elle est sur le déclin et commencent à élever des remplaçantes. Une partie de la population restée fidèle à la reine actuelle quitte la ruche avec elle pour aller s’installer ailleurs.

les abeilles rejoignent leur reine dans la ruche posée sous le prunier

C’est ce qu’on appelle l’essaimage et c’est un phénomène naturel chez les abeilles.

une heure plus tard il n'y a plus rien dans l'arbre

Voir un essaim se déplacer est très impressionnant, la masse tournoyante des abeilles émet un puissant vrombissement. Elles sont gavées de miel pour pouvoir tenir plusieurs jours et ne sont pas agressives, sauf bien sûr pour quiconque s’essaie à les déloger…


Hier nous avons également piégé notre premier frelon asiatique de l’année. Les sales bêtes sont encore dans les parages…
nos pièges à frelon asiatique

frelon asiatique

mardi 24 mai 2016

Le jardin sauvage

"Single Cherry" dans la prairie

Si vous veniez me rendre visite, vous seriez sans doute déçus, ce que je vous montre à travers le blog correspond à ce qui m’obsède : les roses, les roses, les roses.
Si vous veniez me rendre visite vous verriez …. du vert, du vert …. Beaucoup de vert.
Car mon jardin c’est ça : de l’herbe et des arbres.
Pourtant, les photos que je publie viennent bien toutes d’ici. Simplement, elles proviennent de 10% de sa superficie, des massifs concentrés autour de la maison.
Tout le reste c’est le jardin sauvage.
Alors, juste avant que les rosiers ne fleurissent, j’aimerais vous emmener avec moi là où la nature n’en fait qu’à sa tête.


Dans ces endroits je jardine en pointillé, je plante un peu, j’expérimente.
 Dans ces endroits la beauté peut être fulgurante et tellement fugace.
  Le hasard s’invite chaque jour.


Les arbres nous parlent de grandeur et de majesté.


























La nature tente des associations que le jardinier n’oserait pas.






Les orties, la benoite des villes, le chiendent et le lierre y règnent en maitre sans partage.
C’est le royaume des insectes et celui des oiseaux.








Le jardin sauvage c’est un ballet entre la nature et nous. Qui mène la danse ?
Le jardin sauvage c’est apprendre à être humble, à composer avec ce qui est déjà en place, juste  suggérer des variations.
Le jardin sauvage c’est ma conquête de l’ouest, mes derniers indiens. Combien de temps encore avant que je ne repousse la frontière et ne les fasse disparaitre ?


mercredi 11 mai 2016

tous au potager !




les mauvaises herbes ont envahi le potager
malgré la couverture de feuilles déposée sur le sol
la faute à un hiver trop doux
Nous avons profité du long week-end de quatre jours pour remettre en état notre potager.

Il y avait beaucoup de travail, l’année dernière du fait de la canicule et de la sécheresse je l’avais laissé de côté  et les mauvaises herbes en ont profité pour proliférer.

Habituellement au printemps, je m’attaque à tout cela et le remet rapidement en ordre, tout du moins pour les quatre carrés de culture.




les bordures déroulées afin de pouvoir les redresser
Mais cette année le cœur n’y était pas, trop d’énergie investie pour des récoltes ridicules. Je n’en peux plus du désherbage et de l’arrosage, surtout que j’effectue ces corvées seule.

Malgré tout je tiens à produire mes légumes, récolter ce que j’ai semé est pour moi une source de joie et de fierté qui me fait oublier tous les efforts fournis… jusqu’à l’année dernière…


Alors pour ne pas jeter l’éponge et que le jardin reste un plaisir nous avons donc réfléchi à trouver des solutions pour gagner du temps.


Premier gros problème auquel nous avons à faire face : le désherbage.


Une dizaine de sacs de 70 litres d'herbe et de racines
ont été retirés des premières parcelles nettoyées.
Ils seront stockés dans un  coin du jardin et laissés
à composter, puis épandus dans le bois d'ici 2 ans.
Tous les ans au printemps je nettoie à fonds mes carrés de jardin. Tout d’abord je décaisse les bords à la bêche. Puis je passe la fourche à bêcher, j’ôte toutes les racines et je laisse sécher les mottes. Je les casse ensuite avec mon croc de jardin et je termine d’émietter au rateau.


Puis au cours du printemps et de l’été je dois désherber plusieurs fois les carrés. Mais le danger vient surtout des allées enherbées, le chiendent et les potentilles rampantes déploient leurs racines et leurs stolons insidieusement.


détail des bordures vendues en rouleaux de 25 m
Je comprends mieux pourquoi dans les jardins de mes grands-parents les allées étaient de terre battue et que les carrés étaient ceinturés de bordures en béton.

Nous avons donc décidé d’installer des bordures en matériaux recyclés couleur ardoise d’une hauteur de 18  cm enterrés sur la moitié de leur hauteur pour empêcher toutes ces adventices de s’aventurer dans les carrés.

Nous avions fait des tests il y a quelques temps en enterrant des planches de sapin de moitié en terre et elles avaient pourries en un été.


le "carré" de 5 x 4 m a été redécoupé en deux parties
séparées par un passe-pied permanent dallé
Ne voulant pas bétonner le potager nous avons finalement fait le choix du plastique recyclé…

Nous avons redécoupés nos carrés en rectangles créant un passe-pied permanent en dalles gravillonnées posées sur un liner, ce sera pour moi plus pratique pour jardiner.

Après on attend… et on fait le bilan fin d’automne avant d’installer tout cela partout au potager… si l’essai est concluant…



Second gros problème : l’arrosage

Nous avons installé une deuxième cuve, nous disposons donc maintenant 2000 litres d’eau mais nous réfléchissons à un système d’arrosage  automatique par gravité…

Et là, c’est mon chéri qui est missionné ; alors pour l’instant c’est encore en phase avant-projet… Je vous tiendrai au courant de la suite… si jamais elle arrive !