lundi 27 juin 2016

Paul transon, un gentil géant.


Cet hybride de Wichuraiana est l’une des plus célèbres créations de la maison Barbier d'Orléans en 1900 avec "Albéric Barbier" et "Albertine". Voilà quelques années qu’il est planté au jardin.
C’est un grand rosier certes, d’un côté ses charpentières mesurent environ 6m et de l’autre 4 ou 5; mais il n’est pas dense et touffu comme un rosier liane. Il n’est absolument pas envahissant. Ses longues tiges souples permettent de le conduire un peu partout.

de très longues charpentières
Ce qui me plait chez lui avant tout c’est la forme si particulière de sa fleur. Certains la décrivent comme ressemblant à un dahlia, je n’ai pas trouvé mieux pour caractériser l’imbrication de ses pétales. 


J’adore son coloris changeant qui va du rose avec une petite touche de corail au rosé pale, variant en fonction du stade d’ouverture  et de l’exposition. Les fleurs se présentent seules ou par petits groupes de trois ou quatre et à l’ouverture totale elles mesurent environ 7 cm. Elles ont un léger parfum. La floraison dure un bon mois, par contre le rosier défleurit plutôt mal nécessitant un nettoyage des fleurs fanées après floraison.





 la taille de nettoyage s'impose... encore plus cette année
Paul Transon est donné pour être remontant mais ne le fait pas chez moi et de toute façon la remontée des Wichuraiana est peu importante, juste quelques fleurs en fin d’été. Mieux vaut le considérer comme un non remontant, vous ne serez pas déçus.



Au jardin il est planté à quelques mètres d’un grand bouleau et le long de la palissade exposée au nord. Il y a mieux comme situation pour un rosier! Malgré tout il s’en sort plutôt bien, il est sensible à l’oïdium, mais rien de très prononcé. Je l’ai associé à Vielchenblau et le contraste de ses pompons rosés dans les grappes de fleurs violacées est très joli.

Paul Transon près du bouleau (on voit le tronc sur la gauche)
et derrière un batiment qui lui cache le soleil
En conclusion, si vous avez un grand jardin plantez-le il est tellement gracieux. Si vous avez un petit jardin, plantez-le également. Paul Transon se palisse facilement vous pourrez l’utiliser en fonds de massif et se servir de ses longues tiges pour souligner le faîte d’un muret par exemple ou encore habiller une tonnelle.



vendredi 17 juin 2016

Il n’y a pas que les roses dans la vie….


Encore et toujours obnubilée par mes fleurs préférées, j’oublierais presque de vous parler des autres.
Elles sont pourtant bien présentes dans mon jardin et contribuent à donner cette impression de luxuriance que j’aime tant.




Cette année, dans la cour mes plates-bandes se sont remplies de vivaces. En effet, lorsque je créée un massif, je commence par planter les rosiers la première année, puis les buis ou les ifs de bordure l’année suivante et enfin je complète par les vivaces à partir de la troisième année. Il faut donc un peu de patience avant d’obtenir un résultat intéressant (je fais partie des personnes qui ont horreur de voir 1 cm2 de terre nue) et mon jardin est bien jeune. Tout cela commence à bien fonctionner et les vivaces ou les annuelles se mêlent joliment aux roses.







Je vous demande d’excuser l’air un peu penché de certaines fleurs ; la pluie sévit ici presque sans discontinuer depuis un mois, les pauvrettes courbent l’échine après avoir reçu trop d’averses.
Les voilà donc, les graciles astrances fleurissant sous le rosier Fantin Latour illuminant son pied dégarni ou les adorables ancolies précédant et accompagnant la floraison d’Alexis Lepeyre.





Un grand coup de cœur cette année pour l’allium atropurpureum dont les jolies fleurs mettent en valeur la floraison de « Lonette Chenault » et de « Velouté d’Orléans ». J’ai planté également pas mal de salvia nemorosa comme « caradonna » dont les tiges pourpres sont déjà un régal pour l’œil avant même la longue et remontante floraison en jolis épis violacés.

allium atropurpureum



purple sensation

allium ivory queen haut seulement de 20 cm 

allium chistophii

Et comme l’année dernière les pavots somnifères ont vagabondé un peu partout et contrairement aux pavots d’orient dont les boutons se sont rarement ouverts pourris par la pluie, ont irradié l’espace de leurs couleurs vives. Ils nous ont offert de jolies scénettes improvisées. Même s’ils ont tendance à germer devant les massifs alors que je souhaiterais qu’ils s’installent au fonds, je les laisse là où ils ont élu domicile car ces géants se transplantent mal.
















Le massif des abeilles commence à devenir intéressant, notamment grâce aux achillées « Moonshine » et à leur floraison jaune lumineuse visible depuis la maison, le feuillage gris bleu est aussi un régal. Déception tout de même car cette année aucune des dix agastaches « Blue fortune » ou « Golden jubilee »plantées les années précédentes n’a survécue, je les remplacerai l’année prochaine par des sauges qui semblent bien plus résistantes.

achillée Moonshine et népéta six giant hill


cerinthe et berbéris


Dans la prairie sauvage les graminées fleurissent, bien que couchées par les pluies et au milieu d’elles les belles orchis bouc que nous protégeons nous gratifient de leur étrange floraison.


les fleurs sauvages dans le bois



orchis bouc