lundi 18 juillet 2016

Rosette, une superbe tardive



Voilà bien trois semaines que je la contemple, toute alanguie dans mon massif, les boutons mi-clos, ma belle Rosette, et que je fonde à chaque fois pour son port et sa couleur profonde.



A l’heure où la plupart des rosiers finissent leur floraison certains la commencent, c’est ce qu’on appelle des rosiers tardifs, « the fairy » est sans doute le plus connu d’entre eux et Rosette est un tardif.
Cette belle est née dans notre région d’Orléans en 1926, aux Grandes Roseraies du Val de la Loire et c’est un polyantha.


Le rosier mesure environ 50 à 60 cm de largeur et n’est pas très haut car son port est évasé, très gracieux. Il fleurit en bouquets d’une trentaine de petites fleurs ou plus, d’un rose foncé mat, sans s’ouvrir complètement, les pétales nombreuses restent bien serrés cachant le cœur de la fleur.


Puis le revers des pétales devient progressivement blanc et les roses s’éteignent doucement en palissant. Les pétales tombent au sol, le rosier fane proprement.


le rosier en train de faner

Ce rosier est remontant, il prépare déjà de nouvelles tiges avec plein de boutons et me promet une très longue floraison.
Il est également très sain et a bien résisté à notre printemps pluvieux, par contre l’année dernière il avait souffert de la canicule. Il avait bien fleuri mais il avait perdu son feuillage.

Au centre du rosier deux nouvelles tiges pleines de boutons 


Je vous conseille vivement ce rosier qui aura toute sa place en devant de massif ou bien sur le bord d’un massif étagé tenu par un muret de pierre. Vous pourrez l’associer à « the Fairy » un tardif rose clair ou mieux à « Jean Mermoz » aux fleurs plus doubles  pour obtenir une masse de roses à un moment où toutes les autres sont fanées. Ou à l’inverse, le planter dans un massif en compagnie d’autres rosiers dont il prolongera la floraison en attendant leur remontée.



Pour ma part je n’attends qu’une chose : que ma petite haie de buis pousse pour que Rosette vienne nonchalamment y appuyer ses jolis bouquets. 


mardi 5 juillet 2016

Rétrospective juin : une pluie de roses


Faisant fi de la pluie et du mauvais temps les rosiers ont fleuri généreusement pendant tout le mois de juin. Gilles est sorti à la moindre éclaircie et a pris des centaines de clichés.
Difficile de faire un choix...

Petite visite guidée du jardin.

Dans la cour devant la maison c'est l'apothéose. Les massifs ont été photographiés en plan serré d'où cette impression de luxuriance.


"Alexis Lepère" et sa couleur rose presque rouge





Dans le fonds de la cour il y a le massif le long de la palissade, un des premiers vers lequel les regards se tournent.



massif de la palissade côté droit avec la lumineuse floraison des grandes campanules

Le même massif côté gauche avec en premier plan le rosier "Buff Beauty"

Puis le massif situé le long de la maison
Au centre de celui-ci, le massif blanc :

le rosier Avon greffé en 1/2 tige

A droite le massif de roses avec les véronicastrum dans les tons de violet, jaune et rose.


les deux masses de roses au fonds sont "Ghislaine de Féligonde" devenue crème sous le soleil
et "Veilchenblau" violet



"William Shakespeare" et son rouge cramoisi

Si l'on se retourne, voilà ce que l'on aperçoit :




au premier plan "Reine des violettes" et au fonds sur le mur de la grange "Clématis"

Quelques gros plans :

"Molineux" s'est teinté d'orange cette année

"Molineux" et derrière "Paul Ploton" un grimpant orléanais très prometteur

un essai cette année, je déteste pourtant l'orange : "Margot  Koster" un polyantha couleur corail
je ne saurais toujours pas dire si je vais le conserver ou pas...

"Rosette" un très beau polyantha tardif commence sa floraison ...

..."Insolite" la termine, lui et passe du violet au parme

L'autre partie du massif est réservé aux sanguisorbes et aux rosiers dans les tons de blanc, rose et violet.

au premier plan "Radium"

la sanguisorbe "tanna" donne un côté pointilliste au massif

"Amédée de Langlois" a fleuri sans relâche et prépare en même temps sa remontée

Si on quitte la cour et on sort sur la route "Albertine" et "Albéric Barbier" commencent à prendre un peu d'ampleur. Ils ont été plantés il y a trois ans.


Côté champ, la pergola s'amine et avec elle cette longue enfilade qui nous mêne jusqu'à la maison.


Coté potager des rosiers et des floraisons le long de la clôture.

On termine par le massif des abeilles, en bleu et jaune lui aussi en pleine floraison. Ici pas seul rosier, cette année enfin il est superbe.